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Directeur, Programme d'évaluation, d'intervention et de prévention des psychoses (PEPP-Montréal), Institut Douglas
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Ashok Malla s'intéresse à l’étude des phases précoces des troubles psychotiques tels que la schizophrénie, ainsi qu’à la prévention et à l’intervention précoce dans ces troubles graves. Il est un leader international dans le développement de programmes globaux d’intervention précoce et de recherche touchant la psychose.
On considère généralement que les résultats des traitements de la schizophrénie et des troubles associés n’ont que de faibles taux de réussite. Cependant, il semble de plus en plus établi, notamment par les travaux menés par le Dr Malla et son groupe à l’Institut Douglas et à l’Université McGill, que les retards dans le traitement initial de la psychose pourraient être un facteur important des piètres résultats souvent observés dans le traitement de ces troubles. Ces conclusions ouvrent la voie à l’intervention précoce comme moyen d’amélioration des résultats tout en fournissant l’occasion d’explorer la complexité de cette relation. L’intervention précoce est d’autant plus pertinente, dans une perspective sociale, que la maladie débute généralement chez les personnes jeunes, entre 14 et 30 ans.
Le programme de recherche d’Ashok Malla comprend des études sur les premiers stades de la psychose, notamment :
- Des recherches sur les retards dans le traitement, les voies d’accès aux soins et l’évaluation des interventions visant à diminuer ces retards;
- L’approfondissement des prédicteurs neurobiologiques, psychosociaux et thérapeutiques de succès lors d’un premier épisode psychotique;
- Des évaluations contrôlées de modèles d’administration des services dans le cadre du processus d’amélioration des résultats à l’égard des troubles psychotiques;
- Des études sur les facteurs de stress, de vulnérabilité et de protection chez les sujets à risque extrêmement élevé de psychose;
- L’identification des symptômes négatifs persistants dans les tout premiers stades de la psychose et de leurs corrélats neurobiologiques;
- L’immigration et l’ethnicité en regard de la psychose;
- Des études comparées sur les résultats obtenus en cas de premier épisode psychotique, en Inde et au Canada.
Les conclusions obtenues jusqu’ici indiquent d’une part qu’au moins 50 % des résultats sont potentiellement attribuables aux effets d’un traitement amélioré et plus précoce, et d’autre part que les fonctions mentales, comme la mémoire verbale, l’observance du traitement et la réponse partielle au traitement, sont également des prédicteurs importants des résultats.
Ces travaux ont aussi identifié un certain nombre d’éléments, notamment les suivants : il existe des retards relativement longs dans le traitement même après le premier contact du patient avec les services de santé mentale; des stratégies structurées d’identification des cas de psychose, par exemple les présentations de formation (academic detailing) auprès des sources susceptibles de référer des patients, peuvent à la fois diminuer les retards de traitement et amener au traitement des personnes qui ne seraient pas traitées autrement; il existe des prédicteurs précoces de rechute de la psychose; certains facteurs sous-tendent les différences de résultats selon les cultures. Les études en cours fourniront, en outre, des résultats sur la durée optimale d’une intervention précoce spécialisée ainsi que sur les facteurs familiaux, ou d’autre nature, susceptibles d’influer sur les résultats selon les cultures.
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