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Directrice, Division de recherche en neurosciences, Institut Douglas
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Les conséquences importantes du stress néonatal sur le développement du cerveau commencent à être connues, grâce en partie aux travaux de recherche de Claire-Dominique Walker, Ph.D.
Claire-Dominique Walker a été recrutée par le Centre de recherche de l'Institut Douglas, en 1992, afin d’étudier les conséquences du stress périnatal sur le développement du cerveau et d’examiner comment des stimulations émotives et sensorielles fournies par l’enfant peuvent provoquer d’importantes modifications dans la réponse au stress chez la mère. Ces changements de sensibilité au stress contribuent ultimement à modeler la physiologie et le comportement de l’enfant en bas âge et à influencer l’individu à long terme. Les réponses physiologiques et comportementales au stress sont contrôlées par des connections entre l'hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales, un système connu sous le nom d'axe hypothalamus-hypophysaire-surrénalien (HHS).
Claire-Dominique Walker et son équipe de recherche composée de techniciens, d’étudiants diplômés et post-doctoraux, étudient les conséquences de l’exposition à des stresseurs néonatals tels que la douleur répétée ou les changements de régime alimentaire maternel sur le développement du cerveau et la capacité du nouveau-né à réagir au stress. En particulier, le rôle de la leptine - une protéine dérivée du tissu adipeux qui joue un rôle critique dans la croissance et l'obésité - est étudié pour sa contribution à la neurogénèse et au fonctionnement de certaines régions du cerveau.
En collaboration avec Celeste Johnston, Ph.D., de la Faculté des sciences infirmières (Université McGill), Claire-Dominique Walker tente de déterminer comment des manipulations du comportement maternel visant à augmenter le contact entre la mère et son enfant pourraient réduire les effets de la douleur répétée chez des enfants prématurés. Un modèle animal de douleur néonatale sert à comprendre les conséquences de la douleur répétée sur les réponses au stress, l'activité comportementale et la sensibilité à la douleur chez l’enfant. En plus des effets maternels sur l’enfant, celui-ci peut également moduler la physiologie de la mère de manière réciproque.
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