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Chercheuse, Programme de gérontopsychiatrie, Institut Douglas
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Dans le vieillissement normal, la capacité de la personne de se souvenir des détails spatio temporels et perceptuels de ses expériences personnelles passées diminue. Cette diminution de la mémoire affecte la qualité de vie des personnes âgées en santé. Maria Natasha Rajah, Ph.D., mène actuellement une recherche visant à explorer le fonctionnement de l’encodage mnésique et de la remémoration chez les jeunes adultes en santé et l’effet du vieillissement sur ces processus.
Natasha Rajah a obtenu un Ph.D. à l’Université de Toronto et reçu sa formation postdoctorale à l’Université Berkeley. Elle a commencé à travailler à l’Institut Douglas en 2005. En 2007, elle a reçu une bourse salariale de nouveau chercheur de l’Institut du vieillissement des IRSC afin d’examiner le rôle du cortex frontal dans l’encodage et la remémoration des souvenirs et pour comprendre les effets du vieillissement normal sur la structure et le fonctionnement du cortex frontal. Elle utilise pour cela une technique d’imagerie cérébrale, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) événementielle.
Natasha Rajah souhaite identifier les régions du cortex frontal qui présentent des modifications de volume et d’activité de la substance grise du cerveau au cours du vieillissement normal et l’effet de ces modifications sur la capacité de se remémorer les détails des expériences personnelles passées. Elle cherche aussi à comprendre les mécanismes de compensation mis en œuvre par le cerveau vieillissant pour chercher à maintenir les fonctions mnésiques. Pour répondre à ces questions, Natasha Rajah demande à des adultes en santé jeunes, d’âge mûr et âgés d’effectuer des expériences mnésique sous IRMf afin de préciser quelles régions cérébrales sont en jeu dans les fonctions mnésiques.
Le but de sa recherche est de comprendre comment le cortex frontal, en collaboration avec d’autres régions du cerveau, fonctionne en réseau neuronal et influe sur l’apprentissage et la mémoire tout au long de la vie adulte. À terme, la chercheuse vise à comprendre les modifications du cerveau, du début de l’âge adulte jusqu’à la vieillesse, pour être en mesure d’identifier :
- l’âge qui marque le début des modifications neuronales et mnésiques
- la relation de ces modifications au cours de l’âge mûr avec le vieillissement normal ou pathologique
- les mécanismes compensatoires du cerveau vieillissant qui aident certains adultes âgés à maintenir une bonne fonction mnésique
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