Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal
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Patricia Boksa, Ph.D.
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Chercheuse, Institut Douglas
Professeure, Départements de psychiatrie, de neurologie et de neurochirurgie, Université McGill


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Champs d'expertise
Complications de la grossesse et de l’accouchement comme facteurs de risque de la schizophrénie.
Profil

Patricia Boksa, Ph.D., mène des projets de recherche sur les complications de la grossesse et de l’accouchement comme facteurs de risque du développement ultérieur de la schizophrénie. Les causes de la schizophrénie sont inconnues. Toutefois, on croit qu’elle est le résultat d’un développement anormal du cerveau dû à une combinaison de facteurs génétiques et d’atteintes environnementales précoces.

Patricia Boksa a découvert qu’une procédure d’accouchement apparemment inoffensive – l’accouchement par césarienne – peut produire à elle seule des modifications à long terme dans la fonction des systèmes de dopamine du cerveau chez les rats et les cobayes. Ces modifications dans la fonction de la dopamine sont semblables à celles qu’on observe dans le cerveau des sujets humains schizophrènes. Comme les césariennes représentent jusqu’à 25 % des accouchements en Amérique du Nord, les répercussions cliniques pourraient être significatives.

Les membres du laboratoire de Patricia Boksa ont démontré que les complications de l’accouchement, comme l’accouchement par césarienne ou une période de manque d’oxygène à la naissance, peuvent changer la manière dont les systèmes de dopamine du cerveau animal répondent au stress à l’âge adulte. Cela peut avoir des conséquences pour la schizophrénie, car le stress joue souvent un rôle dans la manifestation ou la réapparition des symptômes de la schizophrénie. Le laboratoire de Patricia Boksa utilise aussi des modèles animaux pour tester si l’administration d’ocytocine, hormone d’usage très courant pour déclencher ou accélérer le travail chez les femmes enceintes, aggrave les effets de l’hypoxie à la naissance sur le fonctionnement cérébral du nouveau-né.

Compte tenu de l’incidence accrue de la schizophrénie liée aux infections maternelles pendant la grossesse, Patricia Boksa explore également le rôle de l’exposition in utero aux médiateurs inflammatoires (cytokines) et à la fièvre dans le développement du cerveau.

Mme Boksa est coéditrice en chef du Journal of Psychiatry and Neuroscience et a été présidente du Collège canadien de neuropsychopharmacologie de 2004 à 2006.

Coordonnées
Institut Douglas
Pavillon Perry
Bureau E-2110
6875, LaSalle blvd
Montréal (Québec)
H4H 1R3
Téléphone :
514 761-6131
Poste: 5928

Télécopieur :
514 762-3034
Division de recherche :
  • - Neurosciences
Groupe de recherche :
Publications
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