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Chercheuse, Institut Douglas
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Suzanne King, Ph. D., entreprend ses travaux de recherche en santé mentale en 1988, en étudiant le milieu familial de gens atteints de schizophrénie. Ce travail l’amène à s’intéresser aux causes de la psychose. Son hypothèse est alors que différents modèles génétiques et environnementaux peuvent expliquer différents types de symptômes chez les patients.
Elle met donc en place le programme de recherche EnviroGen, qui consiste à évaluer de nombreux facteurs de risque environnementaux et génétiques connus de la schizophrénie. Dans la première phase du programme, Suzanne King évalue les facteurs de risque chez les gens atteints de troubles psychotiques. Dans une seconde phase, elle mesure les symptômes apparentés à la psychose et d’autres facteurs de risque chez plus de 2 000 Montréalais.
Les projets EnviroGen révèlent d’importantes données nouvelles sur la façon dont les gènes et les facteurs environnementaux interagissent pour influencer les résultats cliniques: le stress pendant la grossesse par exemple.
Lorsque la tempête de verglas s’abat sur le Québec en janvier 1998, plongeant plus de 3 millions de Québécois dans le noir pendant 45 jours, Suzanne King saisit cette occasion pour étudier les effets du stress sur les femmes enceintes et leur enfant à naître. Son laboratoire recrute près de 150 familles. En 2012, l’équipe de Suzanne King suit toujours ces enfant, maintenant âgés de 13 ½ ans, afin de les évaluer aux plans cognitif, comportemental, moteur et physique.
En 2008, Suzanne King s’associe à un groupe de recherche sur les femmes enceintes touchées par des inondations en Iowa, aux États-Unis. Avant le désastre, ce groupe de recherche avait déjà fait passer aux femmes un questionnaire sur leur santé mentale. Ces données pré-désastre viennent enrichir la recherche du groupe de Suzanne King.
En janvier 2011, l’État australien du Queensland subit lui aussi de graves inondations. Là encore, Suzanne King combine une étude sur les désastres à une étude existante sur les femmes enceintes dont les données psychosociales sont disponibles avant l’inondation. Cette étude, appelée QF2011, est un prolongement des études antérieures. Il inclut d’abord un essai clinique randomisé de programmes de soins prénataux. Ensuite, il prévoit la collecte d’échantillons biologiques à la naissance, comme le placenta et le cordon ombilical. Ces échantillons aideront à comprendre les mécanismes par lesquels le stress maternel prénatal affecte les enfants à naître.
Les évaluations des enfants prenant part aux trois études sur le stress prénatal se poursuivent grâce à des subventions des IRSC, du NIMH, et de la Marche des dix sous.
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