Je suis étudiante en cinéma, j'ai commencé mon année en débutant parallèlement un stage. Puis j'ai eu un accord de société de production pour un projet de documentaire. Je me suis lancée à bras le corps dans tous les projets, avec énormément de dynamisme, car très heureuse de rentrer dans le monde professionnel.
Je suis étudiante en cinéma, j'ai commencé mon année en débutant parallèlement un stage. Puis j'ai eu un accord de société de production pour un projet de documentaire. Je me suis lancée à bras le corps dans tous les projets, avec énormément de dynamisme, car très heureuse de rentrer dans le monde professionnel.
Petit à petit, je n'arrivais plus à avancer, je continuais de travailler mais de moins en moins vite, et moins bien. Ça a commencé à me peser au moral, mais je persévérais, comme une acharnée. Bien vite, je n'arrivais plus à écrire, ma créativité avait quasiment disparue. J'avais l'impression de perdre mon existence et j'étais impuissante, car je ne me sentais plus connectée avec mon "moi" (celui qui m'a soufflé cette voie). On me disait que j'avais mauvaise mine, mes amies me regardaient presque embêtées, en me disant de lever le pied.
En fait je pensais que si je n'arrivais pas à travailler c'était parce que j'étais mauvaise. Alors que tout ce que je voulais inconsciemment c'était de la reconnaissance, de la part de mon entourage et surtout de mes parents (qui dénigrent mon orientation).
Dès lors que j'ai eu le déclic, je suis allée chez ma chiropracticienne, puis en spa. Je me suis relâchée, je n'ai jamais fais autant de siestes. Je me suis baladée en forêt, pour me remplir de toute cette vie, de cette force. On oublie que la nourriture de l'âme passe par le bien être et l'écoute de soi. Je me rends compte des derniers mois passés sans tenir compte de ma santé. Je me suis emballée à cause de peurs, je me suis enfermée dans une logique de résultat, d'efficacité.
Désormais, je ne me donne aucune de ses contraintes dans mon travail, j'essaie de rester "connectée". Je prends du recul vis à vis de notre société, et de ce qu'elle nous renvoie. Il n'y a que nous qui pouvons nous rendre heureux !!
Cela fait maintenant 3 ans que le diagnostic de bordeline m'a été posé. Je dois dire que j'ai un peu paniqué quand on m'a parlé d'état limite
Cela fait maintenant 3 ans que le diagnostic de bordeline m'a été posé. Je dois dire que j'ai un peu paniqué quand on m'a parlé d'état limite... je me suis dit que j'étais pas pareille comme les autres au niveau psychique et que cela devait sûrement se voir comme le nez au milieu de la figure par mon comportement. Je me suis sentie rabaissée en une fraction de seconde. D'un autre côté, je me suis sentie rassurée que l'on puisse mettre enfin un nom sur mon ressenti.
J'ai beaucoup de mal à gérer mes moments hauts où je fais les choses de manière compulsive et exagérée: je me mettrais à nettoyer la maison à fond sur un coup de tête, à peindre une pièce parce que l'idée m'est venue soudainement, ou à avoir envie d'acheter n'importe quoi parce que ça me fait plaisir et du bien. Il faut absolument faire ce que j'ai décidé de faire parce qu'autrement cela deviendrait une obsession!
Les moments bas se traduisent en général par une tristesse intense dont je ne connais pas la raison, rien ne me fait plaisir et je n'ai envie de rien, je veux rester seule et parfois je resterai la journée entière dans mon lit.
Avec du temps, on apprend à gérer ça, en profitant des élans d'énergie pour faire ce qui sort de l'ordinaire et ce qu'on n'avait pas envie de faire et des moments plus calme pour se reposer et pourquoi pas se fixer des objectifs.
Je suis un traitement à base de Lambipol qui permet de régulariser mon humeur et je prends du DocTrazodone pour pouvoir m'endormir. Je consulte toutes les 6 semaines un psychiatre qui m'aide à faire le point sur ma vie; cela me rassure aussi de pouvoir discuter avec quelqu'un qui me comprend.
J'essaye de gérer au mieux mes émotions qui, je sais, ont une grande influence sur mes comportements.
J'espère de tout coeur que mon témoignage permettra à d'autres personnes de se sentir moins seule et les rassurera de savoir que d'autres personnes peuvent les comprendre.
J'apprends à l'âge de 48 ans que j'ai le déficit de l'attention. Plus je m'informe sur le sujet plus je comprends les comportements en lien avec ce déficit, telle l'impulsivité, la difficulté dans mes études primaires et universitaires, et la mauvaise estime de soi que je vis depuis mon enfance.
J'apprends à l'âge de 48 ans que j'ai le déficit de l'attention. Plus je m'informe sur le sujet plus je comprends les comportements en lien avec ce déficit, telle l'impulsivité, la difficulté dans mes études primaires et universitaires, et la mauvaise estime de soi que je vis depuis mon enfance. J'avais même délaissé mes études et je me suis mise à consommer pendant plusieurs années.
Après avoir cessé la consommation et les ruptures répétées, je décide de retourner à l'école 18 ans plus tard. J'avais envie de pleurer à mon premier cours en me disant que je n'y arriverais pas, mais j'ai persévéré malgré mes difficultés. Ma soeur avec qui j'allais à l'université me faisait souvent refléter que j'avais peut-être un déficit. Elle a un fils qui en a un, et moi ça me prenait 3 x plus d'études qu'elle et j'avais des notes beaucoup plus basses, ce qui ne m'encourageait peu à poursuivre, mais je n'ai pas encore lâché.
Je retourne avec de la médication, j'ai bien hâte de voir les résultats. Je suis rendue à 49 ans et toujours à l'école pour en finir un bac par cumul dans quelques années car je travaille aussi à temps plein, je travaille toujours avec un agenda et la prise de notes pour transmettre la bonne information et je planifie les priorités; cela m'aide à mieux me concentrer. Enfin je me comprends mieux et je suis mieux. J'espère que ce petit texte saura encourager. Persévérance de vie.
Je vous remercie infiniment pour vos mini-psy et particulièrement celles faites par le Dr Ridha Joober sur le trouble d'attention. Mon fils a un trouble d'attention et les 2 conférences que j'ai visionnées m'ont informée et convaincue de la nécessité d'un traitement pharmacologique pour aider mon fils. Merci.
Je vous remercie infiniment pour vos mini-psy et particulièrement celles faites par le Dr Ridha Joober sur le trouble d'attention. Mon fils a un trouble d'attention et les 2 conférences que j'ai visionnées m'ont informée et convaincue de la nécessité d'un traitement pharmacologique pour aider mon fils. Merci. Dites au Dr Joober qu'il est d'une grande aide pour plusieurs parents et enfants vivant ce problème de santé mentale. De plus, ses explications sont claires et précises (je suis infirmière en psychiatrie et en milieu scolaire).
De 1989 à 2002, j'ai souffert d'anorexie et de quelques épisodes de boulimie.
J'ai participé à quelques thérapies à la clinique des troubles de l'alimentation; soit en groupe et individuelle. Ce processus a duré près de 2 ans... 2 ans où 2 fois / semaine je devais m'absenter de mon travail.
De 1989 à 2002, j'ai souffert d'anorexie et de quelques épisodes de boulimie.
J'ai participé à quelques thérapies à la clinique des troubles de l'alimentation; soit en groupe et individuelle. Ce processus a duré près de 2 ans... 2 ans où 2 fois / semaine je devais m'absenter de mon travail.
Je voulais m'en sortir, je faisais des efforts mais la peur de la balance finissait toujours par prendre le dessus. On me disait maigre mais je ne le croyais pas.
Un jour de juin 2001, j'ai rencontré celui qui allait devenir mon mari et le père de mes enfants. Dès le début de notre relation je lui ai expliqué mon problème alimentaire et toutes les démarches que je faisaient pour m'en sortir. Il a essayé de m'appuyer du mieux qu'il pouvait même s'il ne comprenait pas vraiment ce type de maladie.
J'ai eu des rechutes.. mais mon chum restait à côté de moi et me "brassait" à l'occasion (dans le bon sens du terme). Les premiers mois ont été composés de hauts et de bas alimentaire.
Toujours décidé plus que jamais à m'en sortir, je redouble d'efforts, tranquillement, à chaque jour, j'essaie de sortir de ma zone de confort. Ouff c'est difficile, stressant, épeurant... mais ça ne tue pas!
Voilà que par un bel après-midi de mai 2002, j'apprends que je suis enceinte... quelle belle nouvelle! Mon chum étant un peu stressé par rapport à mon trouble alimentaire, me rappelle l'importance de bien me nourrir tout au long de la grossesse. Les mois suivants, lorsque je vois mon ventre grossir... je me rappelle que c'est mon bébé qui est là et que peu importe le poids pris durant les 9 mois, je dois me donner le temps de le perdre après l'accouchement.
C'est cette grossesse qui m'a fait réalisé que je pouvais manger normalement et ne pas prendre trop de poids. Ma petite Océane avait besoin de tout pour être bien et en santé.
Depuis ce jour, j'ai eu un autre enfant et pour mes deux grossesses, je n'ai eu aucune difficulté à perdre du poids. Je peux, aujourd'hui, dire que c'est ma belle grande fille (qui aura bientôt 8 ans) qui m'a sauvée de l'enfer de l'anorexie!
Je me promets bien de surveiller mes filles (car j'ai 2 filles) pour ne pas qu'elles tombent dans cette maudite maladie qui a ruiné mon adolescence et le début de ma vie de femme...
En vieillissant, je me rends compte que les "vraies" affaires, les "vrais! sentiments ça part du coeur, en passant par les yeux et finalement en se démontrant par des petits gestes affectueux!!! Le poids, la bouffe, les calories n'en font heureusement pas partie!
Lâchez pas, les efforts en valent la peine!




